Comment renoncer à la vie parfaite pour avoir une vie heureuse ?

« Les changements extérieurs reflètent les changements intérieurs »

OK… mais attention quand même à ce genre de phrase.

Qu’on se comprenne bien, je ne dis pas que c’est de la foutaise, que c’est du pur « marketing de développement personnel » et que le problème c’est l’autre.
Non non non…Parce que soyons clairs, nous sommes tous l’autre de quelqu’un et si on pensait comme ça, déjà qu’on n’est pas dans la petite maison dans la prairie, ben ça serait pas du joli joli.

Non ce sur quoi je mets un bémol c’est sur l’interprétation qu’on peut se faire de ce genre de phrases et qui peut se transformer en un battement de cils en une bonne croyance et donc une pression monumentale sur nos frêles épaules de chercheur.se.s de bonheur et d’épanouissement.

Une des premières chose qu’on entend quand on emprunte les longs, nombreux et sinueux chemins du développement personnel c’est que
« Tu es le.la seul.e responsable de ta vie, tu veux que ta vie change ? Change toi d’abord. »
Bon, sur le principe c’est pas déconnant et je suis même d’accord … MAIS … on a très vite fait de sauter à la conclusion que quoi qu’il se passe ben du coup c’est pas la situation qui pose problème, c’est pas la personne qui a mal agit…c’est que moi qui ai un problème à régler pour ne plus être atteint.e.

Hep hep hep…c’est là que je dis PAS QUE.

Ah mais moi aussi j’y ai cru (ben quand on commence à travailler sur soi c’est qu’on est pas au top, qu’on se cherche et on a pas tous les codes pour avoir le recul nécessaire et ne pas se laisser piéger par notre propre interprétation des choses).
J’ai cru que si je travaillais beaucoup, beaucoup, beaucoup sur moi et que je réglais TOUTES mes névroses ben que c’est seulement à ce moment là que la vie parfaite s’ouvrirait à moi et que toutes les situations difficiles que je vivais se règleraient d’elles-mêmes.

Alors tel Jacques Mayol, j’ai plongé dans mes profondeurs, je suis descendue bas, très bas, j’ai même gratté la vase croyez moi et pendant des années et des années. Et oui, je changeais, je ne voyais plus les choses de la même manière, je ne ressentais plus non plus ce qui m’arrivait comme avant.
Super vous me direz ?!?! Oui mais bof :-/
Parce que moi je changeais certes mais ma vie non, mes relations toxiques continuaient de l’être, mon harcèlement au travail était toujours d’actualité et je dirais même que ça prenait de plus en plus d’ampleur et devenait de plus en plus souffrant pour moi.

Pourquoi ?
C’est là tout le côté vicieux de ce genre de phrase qu’on peut vite interpréter en « tu verras que tu as vraiment changé, QUAND et SEULEMENT QUAND l’environnement dans lequel tu vis aura changé et donc que tous tes problèmes seront réglés » (j’te l’ai faite courte mais tu comprends l’idée de base 😉 )
Justement moi j’avais l’impression de changer, j’avais de plus en plus conscience des problèmes, mais aucun changement autour donc je me disais que si je suis le raisonnement qui veut que ce qui prouve que j’ai changé c’est que mon environnement a changé ben c’est qu’en fait j’avais pas tant changé que ça et donc je persistais, me disant que le souci venait forcement encore de moi.

Pas de changements extérieurs = pas de changements intérieurs = pas assez bossé sur soi = se taper sur la tête = recommencer
Les calculs sont pas bons Marie 🙂

Donc j’ai continué à accepter, à rester dans le même environnement, avec les mêmes personnes dans l’attente du fameux changement extérieur pour avoir LA preuve sans aucune contestation possible que ça y est, j’avais changé.
En me mettant une pression toujours plus forte pour résister, pour tenir le coup, coûte que coûte, pour réussir à ce que tout s’arrange et que, Aaaaaalléluia, le graal du bonheur soit enfin à moi.

Et c’est là que je dis STOP, ATTENTION, RE STOP !!!!!

Un jour on m’a dit
« C’est pas toi qui change puis ta vie, vous changez ensemble. C’est un perpétuel réajustement et ce que tu penses vouloir est peut-être différent de ce qui est fait pour toi »

Alors… Changer pour que ta vie change OUI… mais ça ne veut pas dire ta vie telle qu’elle est à l’instant T, ça ne veut pas dire t’attendre à ce que ton co**** de boss devienne d’un coup d’un seul bienveillant, que ton “mec” qui te traite plus bas que terre se transforme soudainement en héro de téléfilm de Noël, ni que tes « potes » qui pensent que le téléphone ne fonctionne qu’en mode réception se mettent par miracle à prendre de tes nouvelles…

Non, ça veut dire :

  • Changer pour aller vers la vie que tu souhaites et que tu mérites, pour changer ce qui ne va pas dans ta vie et non apprendre à faire avec quoi qu’il t’en coûte.
  • Accepter de mettre un terme à certaines choses et de t’ouvrir à d’autres.
  • Accepter que certaines choses et certaines personnes ne changeront jamais mais que ce n’est pas toi le problème, c’est que vos chemins doivent prendre des directions différentes.
  • Accepter que lâcher n’est ni fuir ni être faible.


OUI OUI OUI … travaille sur toi, apprends à te connaitre, à dompter tes peurs et à te débarrasser de tout ce qui te paralyse et te rend malheureux.se …
Mais le plus important, fais le sans te flageller, te remettre en question pour tout tout le temps, rends aux autres la part qui leur appartient, accepte qu’on ne peut pas tout changer, avance à ton rythme, dis toi que tu fais de ton mieux et surtout OSES, VIS. Tu verras ça fait un bien fou
🙂

A trop vouloir changer ce qu’on vit on passe à côté de ce qui nous attend

ET UN BONUS UN !!!!!
Envie de savoir ce qui se cache derrière cette “fâcheuse tendance” ??
Un p’tit test qui te dira tout (ou presque) et pour pas un sou 😉 https://forms.gle/94PwaBNXjTY75eHBA